Les huiles essentielles, sans le doute
105 fiches d'huiles essentielles : l'identité botanique et la sécurité générale, en clair. La personnalisation (votre profil, vos flacons) vit dans l'application.
Une huile essentielle est l'extrait aromatique concentré d'une plante, obtenu par distillation à la vapeur d'eau (ou par expression à froid pour les zestes d'agrumes). Très riche en molécules actives, elle est puissante : on l'identifie par son espèce botanique et son chémotype, et on ne l'emploie quasiment jamais pure.
Comment lire une fiche. Chaque fiche donne le savoir général et sourcé : nom botanique, usages réputés et grands repères de sécurité. Les dosages, dilutions, synergies et l'évaluation selon votre profil (grossesse, enfant, animaux…) sont calculés dans l'application Aromarium.
Achillée millefeuille
Achillea millefolium L.Ajowan
Trachyspermum ammi (L.) SpragueAneth
Anethum graveolens L.Angélique (racine)
Angelica archangelica L.Anis vert
Pimpinella anisum L.Badiane (anis étoilé)
Illicium verum Hook.f.Basilic tropical
Ocimum basilicum L.Benjoin
Styrax benzoin Dryand. / Styrax tonkinensis (Pierre) Craib ex HartwichBergamote
Citrus bergamia Risso & Poit.Bois de Ho
Cinnamomum camphora (L.) J.Presl CT linalolBois de rose
Aniba rosaeodora Ducke var. amazonica DuckeCajeput
Melaleuca cajuputi PowellCamomille matricaire (bleue)
Matricaria chamomilla L.Camomille romaine
Chamaemelum nobile (L.) All.Cannelle de Ceylan — écorce
Cinnamomum verum J.PreslCannelle de Ceylan — feuille
Cinnamomum verum J.Presl — eugenoliferumCardamome
Elettaria cardamomum (L.) MatonCarotte sauvage
Daucus carota L. subsp. carotaCarvi
Carum carvi L.Cèdre de l'Atlas
Cedrus atlantica (Endl.) Manetti ex CarrièreCèdre de Virginie
Juniperus virginiana L.Céleri (graines)
Apium graveolens L.Ciste ladanifère
Cistus ladanifer L.Citron (zeste)
Citrus limon (L.) OsbeckCitronnelle de Ceylan
Cymbopogon nardus (L.) RendleCitronnelle de Java
Cymbopogon winterianus Jowitt ex BorClou de girofle
Syzygium aromaticum (L.) Merr. & L.M.PerryCombava (zeste)
Citrus hystrix DC.Coriandre (graines)
Coriandrum sativum L.Cumin (graines)
Cuminum cyminum L.Cyprès bleu de l'Arizona
Cupressus arizonica GreeneCyprès toujours vert
Cupressus sempervirens L.Élémi
Canarium luzonicum (Blume) A. GrayEncens (Oliban)
Boswellia carterii Birdw.Épinette noire
Picea mariana (Mill.) Britton, Sterns & Poggenb.Estragon
Artemisia dracunculus L.Eucalyptus citronné
Eucalyptus citriodora Hook. (Corymbia citriodora)Eucalyptus globuleux
Eucalyptus globulus Labill.Eucalyptus mentholé
Eucalyptus dives Schauer CT pipéritoneEucalyptus radié
Eucalyptus radiata Sieber ex DC.Fenouil doux
Foeniculum vulgare Mill. var. dulceFragonia
Agonis fragrans SchauerGaulthérie couchée (Wintergreen)
Gaultheria procumbens L.Gaulthérie odorante (Wintergreen de l'Himalaya)
Gaultheria fragrantissima Wall.Genévrier commun
Juniperus communis L.Géranium rosat
Pelargonium × asperum Ehrh. ex Willd.Gingembre
Zingiber officinale RoscoeHélichryse italienne
Helichrysum italicum (Roth) G. DonHysope couchée
Hyssopus officinalis var. decumbens (Jord. & Fourr.) Briq.Inule odorante
Inula graveolens (L.) Desf.Katrafay
Cedrelopsis grevei Baill.Laurier noble
Laurus nobilis L.Lavande aspic
Lavandula latifolia Medik.Lavande vraie
Lavandula angustifolia Mill.Lavandin (Grosso ou Abrial)
Lavandula x intermedia Emeric ex Loisel.Lavandin Super
Lavandula × intermedia Emeric ex Loisel. clone 'Super'Lédon du Groenland
Ledum groenlandicum OederLemongrass (Verveine des Indes)
Cymbopogon citratus (DC.) StapfLentisque pistachier
Pistacia lentiscus L.Litsée citronnée (May Chang)
Litsea cubeba (Lour.) Pers.Livèche (racine)
Levisticum officinale W.D.J. KochMandarine
Citrus reticulata BlancoMandarine rouge
Citrus reticulata BlancoManuka
Leptospermum scoparium J.R.Forst. & G.Forst.Marjolaine à coquilles
Origanum majorana L.Mélisse officinale
Melissa officinalis L.Menthe poivrée
Mentha x piperita L.Menthe verte (spearmint)
Mentha spicata L.Muscade
Myristica fragrans Houtt.Myrrhe
Commiphora myrrha (Nees) Engl. var. molmolMyrte rouge
Myrtus communis L. CT acétate de myrtényleMyrte vert
Myrtus communis L. CT cinéoleNéroli
Citrus aurantium var. amara (fleurs)Niaouli
Melaleuca quinquenervia (Cav.) S.T.BlakeOrange douce
Citrus sinensis (L.) OsbeckOrigan compact
Origanum compactum Benth.Palmarosa
Cymbopogon martinii (Roxb.) Wats. var. motia StapfPamplemousse
Citrus paradisi Macfad.Patchouli
Pogostemon cablin (Blanco) Benth.Petit grain bigarade
Citrus aurantium L. ssp. aurantiumPin sylvestre
Pinus sylvestris L.Plai
Zingiber cassumunar Roxb.Poivre noir
Piper nigrum L.Ravintsara
Cinnamomum camphora (L.) J.Presl CT cinéoleRomarin à camphre
Rosmarinus officinalis L. CT camphreRomarin CT cinéole
Salvia rosmarinus Schleid. CT cinéoleRomarin CT verbénone (cutanée)
Rosmarinus officinalis L. CT verbeniferumRose de Damas
Rosa × damascena Mill.Santal australien
Santalum spicatum (R.Br.) A.DC.Santal blanc
Santalum album L. / Santalum austrocaledonicum Vieill.Sapin baumier
Abies balsamea (L.) Mill.Sapin de Sibérie
Abies sibirica Ledeb.Sapin pectiné, Sapin blanc
Abies alba Mill.Saro / Mandravasarotra
Cinnamosma fragrans Baill.Sarriette des montagnes
Satureja montana L.Sauge officinale
Salvia officinalis L.Sauge sclarée
Salvia sclarea L.Tea Tree
Melaleuca alternifolia (Maiden & Betche) CheelThym à linalol
Thymus vulgaris L. CT linalolThym à thujanol
Thymus vulgaris L. CT thujanolThym à thymol
Thymus vulgaris L. CT thymolValériane officinale
Valeriana officinalis L.Verveine citronnée (odorante)
Aloysia citriodora PalauVétiver
Vetiveria zizanoides (L.) NashYlang-Ylang
Cananga odorata (Lam.) Hook.f. & ThomsonComprendre les huiles essentielles : le guide
Avant de choisir une huile dans le catalogue ci-dessus, quelques repères évitent les erreurs les plus fréquentes. Ce guide explique ce qu'est une huile essentielle, comment elle est nommée, pourquoi sa composition oriente ses usages et ses précautions, et comment lire une fiche. Tout le détail personnalisé reste calculé dans l'application.
D'où vient une huile essentielle ?
La plupart des huiles essentielles sont obtenues par distillation à la vapeur d'eau : la vapeur traverse la matière végétale, entraîne les composés aromatiques, puis se condense ; on sépare alors l'huile essentielle de l'eau (qui devient l'hydrolat). Les zestes d'agrumes font exception : on les presse à froid (expression). Il faut souvent plusieurs kilos de plante pour un seul flacon, ce qui explique la concentration — et la puissance — du produit final.
Cette concentration impose un cadre. L'ANSES rappelle que les huiles essentielles sont des substances actives qui peuvent provoquer des effets indésirables, et publie régulièrement le bilan des cas signalés aux centres antipoison (voir VigilAnses n°24, déc. 2024). Quinze d'entre elles, jugées plus à risque, relèvent même du monopole pharmaceutique et ne sont vendues qu'en pharmacie (décret n° 2007-1198).
L'identité botanique d'abord : la nomenclature ISO 4720
Un même nom commun peut désigner des huiles très différentes. « Eucalyptus », « thym » ou « romarin » recouvrent plusieurs espèces et plusieurs chémotypes aux profils de sécurité distincts (le thym à thymol n'a rien à voir avec le thym à linalol). Pour lever cette ambiguïté, l'identité d'une huile se lit sur trois informations :
- Le nom latin (l'espèce botanique précise — ex. Lavandula angustifolia).
- La partie distillée (feuille, fleur, zeste, racine, bois… une même plante peut donner plusieurs huiles).
- Le chémotype, la « signature chimique » liée au terroir, qui change les usages et les précautions.
C'est l'objet de la norme internationale ISO 4720, qui fixe la nomenclature officielle des huiles essentielles. Aromarium s'y appuie pour chaque fiche — le détail de la méthode est exposé sur la page Méthodologie & sources.
Les grandes familles biochimiques
Une huile essentielle contient des dizaines de molécules. Celles qui sont majoritaires appartiennent à de grandes familles biochimiques qui orientent à la fois les usages réputés et les précautions. À ne pas confondre avec la famille botanique (Lamiacées, Rutacées…), affichée sur chaque tuile, qui décrit la plante d'origine. Ce tableau donne les repères principaux.
| Famille | Molécules repères | Ce qu'elle oriente | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Monoterpènes | limonène, α/β-pinène | Notes fraîches et toniques ; agrumes et conifères. | S’oxydent à l’air (flacon bien fermé) ; peuvent devenir irritants. |
| Esters | acétate de linalyle, angélates | Profils doux, réputés apaisants ; lavande, camomille romaine. | Famille parmi les mieux tolérées sur la peau (toujours diluée). |
| Alcools (monoterpénols) | linalol, géraniol, terpinén-4-ol | Polyvalents, réputés assainissants ; lavande, géranium, tea tree. | Linalol et géraniol sont des allergènes à déclarer. |
| Aldéhydes | citrals, citronellal, cinnamaldéhyde | Notes citronnées ou épicées ; litsée, citronnelle, écorce de cannelle. | Irritants cutanés : dilution faible indispensable. |
| Phénols | thymol, carvacrol, eugénol | Familles puissantes ; origan, thym à thymol, girofle. | Dermocaustiques et agressives à forte dose : grande prudence. |
| Cétones | camphre, thuyone, verbénone, menthone | Sauge officinale, hysope, romarin à camphre, menthe poivrée. | Neurotoxiques à dose : à éviter en cas d’épilepsie, chez l’enfant et enceinte. |
| Oxydes | 1,8-cinéole (eucalyptol) | Notes fraîches « respiratoires » ; eucalyptus, ravintsara, niaouli. | Prudence chez l’asthmatique et le jeune enfant. |
| Coumarines / furocoumarines | bergaptène (5-MOP) | Agrumes pressés à froid (bergamote, citron, lime). | Photosensibilisantes : pas de soleil après application cutanée. |
Repères généraux, à titre éducatif — ils ne remplacent pas l'évaluation au cas par cas. Les détails de sécurité sont développés, profil par profil, sur le guide sécurité (cétones et épilepsie, 1,8-cinéole et asthme, agrumes et soleil).
Comment lire une fiche d'huile essentielle
Sur Aromarium, chaque fiche est construite dans le même ordre :
- Identité : nom commun, nom latin, chémotype et partie distillée (ISO 4720).
- Profil olfactif et molécules principales : pour reconnaître l'huile et comprendre sa famille dominante.
- Propriétés réputées, chacune assortie d'un niveau de preuve (A à D) — un repère honnête sur la solidité de l'information, jamais un argument marketing.
- Repères de sécurité : statuts par profil (grossesse, allaitement, bébé, enfant, épilepsie, asthme, hypertension, chat, chien), photosensibilité et dermocausticité éventuelles.
- Conservation et DLUO indicative.
Le savoir général est ici, en accès libre. Le pour-vous — dilution exacte, synergies, statut de sécurité calculé pour votre situation — vit dans l'application.
La sécurité avant l'usage
Une huile « réputée apaisante » ne dispense jamais de vérifier qu'elle convient à votre situation : la sécurité prime toujours sur l'usage. Quatre réflexes valent pour presque toutes les huiles essentielles :
- Jamais pure, jamais avalée sans avis : on dilue dans une huile végétale ; pas d'automédication par voie orale.
- Jamais sur les muqueuses (yeux, nez, oreilles, zones intimes).
- Profils sensibles = avis professionnel : grossesse, allaitement, bébés et enfants, personnes âgées, épilepsie, asthme, traitement en cours, animaux.
- Agrumes pressés à froid = pas de soleil après application cutanée.
Ce ne sont que les grands principes. Le détail, profil par profil et sources à l'appui, est rassemblé — et toujours gratuit — sur le guide sécurité par profil.
De la fiche à l'usage
Comprendre une huile, c'est aussi savoir comment l'employer. Sur la peau, elle se dilue dans une huile végétale support ; pour trouver la bonne proportion, voyez le calculateur de dilution. Pour des repères d'usage bien-être (détente, sommeil, ambiance…), parcourez nos usages. Et si l'huile essentielle vous semble trop puissante, les hydrolats en sont la version douce.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’une huile essentielle ?
Une huile essentielle est l’extrait aromatique concentré d’une plante, obtenu par distillation à la vapeur d’eau (ou par expression à froid pour les zestes d’agrumes). Très riche en molécules actives, elle est puissante : on l’identifie par son espèce botanique et son chémotype, et on ne l’emploie quasiment jamais pure.
Une huile essentielle, est-ce dangereux ?
Ce sont des substances actives puissantes. Bien employées, dans un cadre de bien-être, elles se manient sans danger ; mal employées (ingestion, application pure, mauvais profil), elles peuvent être nocives. La sécurité dépend de l’huile, de la voie, de la dose et surtout de la personne ou de l’animal exposé.
Pourquoi deux huiles du même nom peuvent-elles être différentes ?
Parce qu’un nom commun (« eucalyptus », « thym », « romarin ») recouvre plusieurs espèces et chémotypes aux compositions — et aux profils de sécurité — distincts. C’est pourquoi chaque fiche fixe le nom latin, la partie distillée et le chémotype selon la nomenclature ISO 4720.
Faut-il toujours diluer une huile essentielle ?
Sur la peau, oui dans la quasi-totalité des cas : on dilue l’huile essentielle dans une huile végétale, qui sert de support. La proportion dépend de l’huile, de la zone et de la personne — elle est calculée dans l’application Aromarium, jamais devinée.
Quelle huile pour VOUS ?
Ce site donne le savoir général et sourcé. Dans l'application Aromarium, le statut de chaque huile est calculé pour VOTRE profil (grossesse, enfant, animaux, pathologies) et VOS flacons — et la sécurité reste gratuite.
À explorer aussi : les huiles végétales, les hydrolats, le glossaire et notre méthodologie & sources.