Une huile essentielle est l'extrait aromatique concentré d'une plante, obtenu par distillation à la vapeur d'eau (ou par expression à froid pour les zestes d'agrumes). Très riche en molécules actives, elle est puissante : on l'identifie par son espèce botanique et son chémotype, et on ne l'emploie quasiment jamais pure.

Comment lire une fiche. Chaque fiche donne le savoir général et sourcé : nom botanique, usages réputés et grands repères de sécurité. Les dosages, dilutions, synergies et l'évaluation selon votre profil (grossesse, enfant, animaux…) sont calculés dans l'application Aromarium.

Achillée millefeuille

Achillea millefolium L.

Asteraceae

Ajowan

Trachyspermum ammi (L.) Sprague

Apiaceae

Aneth

Anethum graveolens L.

Apiaceae

Angélique (racine)

Angelica archangelica L.

Apiaceae

Anis vert

Pimpinella anisum L.

Apiaceae

Badiane (anis étoilé)

Illicium verum Hook.f.

Schisandraceae

Basilic tropical

Ocimum basilicum L.

Lamiaceae

Benjoin

Styrax benzoin Dryand. / Styrax tonkinensis (Pierre) Craib ex Hartwich

Styracaceae

Bergamote

Citrus bergamia Risso & Poit.

Rutaceae

Bois de Ho

Cinnamomum camphora (L.) J.Presl CT linalol

Lauraceae

Bois de rose

Aniba rosaeodora Ducke var. amazonica Ducke

Lauraceae

Cajeput

Melaleuca cajuputi Powell

Myrtaceae

Camomille matricaire (bleue)

Matricaria chamomilla L.

Asteraceae

Camomille romaine

Chamaemelum nobile (L.) All.

Asteraceae

Cannelle de Ceylan — écorce

Cinnamomum verum J.Presl

Lauraceae

Cannelle de Ceylan — feuille

Cinnamomum verum J.Presl — eugenoliferum

Lauraceae

Cardamome

Elettaria cardamomum (L.) Maton

Zingiberaceae

Carotte sauvage

Daucus carota L. subsp. carota

Apiaceae

Carvi

Carum carvi L.

Apiaceae

Cèdre de l'Atlas

Cedrus atlantica (Endl.) Manetti ex Carrière

Pinaceae

Cèdre de Virginie

Juniperus virginiana L.

Cupressaceae

Céleri (graines)

Apium graveolens L.

Apiaceae

Ciste ladanifère

Cistus ladanifer L.

Cistaceae

Citron (zeste)

Citrus limon (L.) Osbeck

Rutaceae

Citronnelle de Ceylan

Cymbopogon nardus (L.) Rendle

Poaceae

Citronnelle de Java

Cymbopogon winterianus Jowitt ex Bor

Poaceae

Clou de girofle

Syzygium aromaticum (L.) Merr. & L.M.Perry

Myrtaceae

Combava (zeste)

Citrus hystrix DC.

Rutaceae

Coriandre (graines)

Coriandrum sativum L.

Apiaceae

Cumin (graines)

Cuminum cyminum L.

Apiaceae

Cyprès bleu de l'Arizona

Cupressus arizonica Greene

Cupressaceae

Cyprès toujours vert

Cupressus sempervirens L.

Cupressaceae

Élémi

Canarium luzonicum (Blume) A. Gray

Burseraceae

Encens (Oliban)

Boswellia carterii Birdw.

Burseraceae

Épinette noire

Picea mariana (Mill.) Britton, Sterns & Poggenb.

Pinaceae

Estragon

Artemisia dracunculus L.

Asteraceae

Eucalyptus citronné

Eucalyptus citriodora Hook. (Corymbia citriodora)

Myrtaceae

Eucalyptus globuleux

Eucalyptus globulus Labill.

Myrtaceae

Eucalyptus mentholé

Eucalyptus dives Schauer CT pipéritone

Myrtaceae

Eucalyptus radié

Eucalyptus radiata Sieber ex DC.

Myrtaceae

Fenouil doux

Foeniculum vulgare Mill. var. dulce

Apiaceae

Fragonia

Agonis fragrans Schauer

Myrtaceae

Gaulthérie couchée (Wintergreen)

Gaultheria procumbens L.

Ericaceae

Gaulthérie odorante (Wintergreen de l'Himalaya)

Gaultheria fragrantissima Wall.

Ericaceae

Genévrier commun

Juniperus communis L.

Cupressaceae

Géranium rosat

Pelargonium × asperum Ehrh. ex Willd.

Geraniaceae

Gingembre

Zingiber officinale Roscoe

Zingiberaceae

Hélichryse italienne

Helichrysum italicum (Roth) G. Don

Asteraceae

Hysope couchée

Hyssopus officinalis var. decumbens (Jord. & Fourr.) Briq.

Lamiaceae

Inule odorante

Inula graveolens (L.) Desf.

Asteraceae

Katrafay

Cedrelopsis grevei Baill.

Ptaeroxylaceae

Laurier noble

Laurus nobilis L.

Lauraceae

Lavande aspic

Lavandula latifolia Medik.

Lamiaceae

Lavande vraie

Lavandula angustifolia Mill.

Lamiaceae

Lavandin (Grosso ou Abrial)

Lavandula x intermedia Emeric ex Loisel.

Lamiaceae

Lavandin Super

Lavandula × intermedia Emeric ex Loisel. clone 'Super'

Lamiaceae

Lédon du Groenland

Ledum groenlandicum Oeder

Ericaceae

Lemongrass (Verveine des Indes)

Cymbopogon citratus (DC.) Stapf

Poaceae

Lentisque pistachier

Pistacia lentiscus L.

Anacardiaceae

Litsée citronnée (May Chang)

Litsea cubeba (Lour.) Pers.

Lauraceae

Livèche (racine)

Levisticum officinale W.D.J. Koch

Apiaceae

Mandarine

Citrus reticulata Blanco

Rutaceae

Mandarine rouge

Citrus reticulata Blanco

Rutaceae

Manuka

Leptospermum scoparium J.R.Forst. & G.Forst.

Myrtaceae

Marjolaine à coquilles

Origanum majorana L.

Lamiaceae

Mélisse officinale

Melissa officinalis L.

Lamiaceae

Menthe poivrée

Mentha x piperita L.

Lamiaceae

Menthe verte (spearmint)

Mentha spicata L.

Lamiaceae

Muscade

Myristica fragrans Houtt.

Myristicaceae

Myrrhe

Commiphora myrrha (Nees) Engl. var. molmol

Burseraceae

Myrte rouge

Myrtus communis L. CT acétate de myrtényle

Myrtaceae

Myrte vert

Myrtus communis L. CT cinéole

Myrtaceae

Néroli

Citrus aurantium var. amara (fleurs)

Rutaceae

Niaouli

Melaleuca quinquenervia (Cav.) S.T.Blake

Myrtaceae

Orange douce

Citrus sinensis (L.) Osbeck

Rutaceae

Origan compact

Origanum compactum Benth.

Lamiaceae

Palmarosa

Cymbopogon martinii (Roxb.) Wats. var. motia Stapf

Poaceae

Pamplemousse

Citrus paradisi Macfad.

Rutaceae

Patchouli

Pogostemon cablin (Blanco) Benth.

Lamiaceae

Petit grain bigarade

Citrus aurantium L. ssp. aurantium

Rutaceae

Pin sylvestre

Pinus sylvestris L.

Pinaceae

Plai

Zingiber cassumunar Roxb.

Zingiberaceae

Poivre noir

Piper nigrum L.

Piperaceae

Ravintsara

Cinnamomum camphora (L.) J.Presl CT cinéole

Lauraceae

Romarin à camphre

Rosmarinus officinalis L. CT camphre

Lamiaceae

Romarin CT cinéole

Salvia rosmarinus Schleid. CT cinéole

Lamiaceae

Romarin CT verbénone (cutanée)

Rosmarinus officinalis L. CT verbeniferum

Lamiaceae

Rose de Damas

Rosa × damascena Mill.

Rosaceae

Santal australien

Santalum spicatum (R.Br.) A.DC.

Santalaceae

Santal blanc

Santalum album L. / Santalum austrocaledonicum Vieill.

Santalaceae

Sapin baumier

Abies balsamea (L.) Mill.

Pinaceae

Sapin de Sibérie

Abies sibirica Ledeb.

Pinaceae

Sapin pectiné, Sapin blanc

Abies alba Mill.

Pinaceae

Saro / Mandravasarotra

Cinnamosma fragrans Baill.

Canellaceae

Sarriette des montagnes

Satureja montana L.

Lamiaceae

Sauge officinale

Salvia officinalis L.

Lamiaceae

Sauge sclarée

Salvia sclarea L.

Lamiaceae

Tea Tree

Melaleuca alternifolia (Maiden & Betche) Cheel

Myrtaceae

Thym à linalol

Thymus vulgaris L. CT linalol

Lamiaceae

Thym à thujanol

Thymus vulgaris L. CT thujanol

Lamiaceae

Thym à thymol

Thymus vulgaris L. CT thymol

Lamiaceae

Valériane officinale

Valeriana officinalis L.

Caprifoliaceae

Verveine citronnée (odorante)

Aloysia citriodora Palau

Verbenaceae

Vétiver

Vetiveria zizanoides (L.) Nash

Poaceae

Ylang-Ylang

Cananga odorata (Lam.) Hook.f. & Thomson

Annonaceae

Comprendre les huiles essentielles : le guide

Avant de choisir une huile dans le catalogue ci-dessus, quelques repères évitent les erreurs les plus fréquentes. Ce guide explique ce qu'est une huile essentielle, comment elle est nommée, pourquoi sa composition oriente ses usages et ses précautions, et comment lire une fiche. Tout le détail personnalisé reste calculé dans l'application.

D'où vient une huile essentielle ?

La plupart des huiles essentielles sont obtenues par distillation à la vapeur d'eau : la vapeur traverse la matière végétale, entraîne les composés aromatiques, puis se condense ; on sépare alors l'huile essentielle de l'eau (qui devient l'hydrolat). Les zestes d'agrumes font exception : on les presse à froid (expression). Il faut souvent plusieurs kilos de plante pour un seul flacon, ce qui explique la concentration — et la puissance — du produit final.

Cette concentration impose un cadre. L'ANSES rappelle que les huiles essentielles sont des substances actives qui peuvent provoquer des effets indésirables, et publie régulièrement le bilan des cas signalés aux centres antipoison (voir VigilAnses n°24, déc. 2024). Quinze d'entre elles, jugées plus à risque, relèvent même du monopole pharmaceutique et ne sont vendues qu'en pharmacie (décret n° 2007-1198).

L'identité botanique d'abord : la nomenclature ISO 4720

Un même nom commun peut désigner des huiles très différentes. « Eucalyptus », « thym » ou « romarin » recouvrent plusieurs espèces et plusieurs chémotypes aux profils de sécurité distincts (le thym à thymol n'a rien à voir avec le thym à linalol). Pour lever cette ambiguïté, l'identité d'une huile se lit sur trois informations :

  • Le nom latin (l'espèce botanique précise — ex. Lavandula angustifolia).
  • La partie distillée (feuille, fleur, zeste, racine, bois… une même plante peut donner plusieurs huiles).
  • Le chémotype, la « signature chimique » liée au terroir, qui change les usages et les précautions.

C'est l'objet de la norme internationale ISO 4720, qui fixe la nomenclature officielle des huiles essentielles. Aromarium s'y appuie pour chaque fiche — le détail de la méthode est exposé sur la page Méthodologie & sources.

Les grandes familles biochimiques

Une huile essentielle contient des dizaines de molécules. Celles qui sont majoritaires appartiennent à de grandes familles biochimiques qui orientent à la fois les usages réputés et les précautions. À ne pas confondre avec la famille botanique (Lamiacées, Rutacées…), affichée sur chaque tuile, qui décrit la plante d'origine. Ce tableau donne les repères principaux.

FamilleMolécules repèresCe qu'elle orientePoint de vigilance
Monoterpènes limonène, α/β-pinène Notes fraîches et toniques ; agrumes et conifères. S’oxydent à l’air (flacon bien fermé) ; peuvent devenir irritants.
Esters acétate de linalyle, angélates Profils doux, réputés apaisants ; lavande, camomille romaine. Famille parmi les mieux tolérées sur la peau (toujours diluée).
Alcools (monoterpénols) linalol, géraniol, terpinén-4-ol Polyvalents, réputés assainissants ; lavande, géranium, tea tree. Linalol et géraniol sont des allergènes à déclarer.
Aldéhydes citrals, citronellal, cinnamaldéhyde Notes citronnées ou épicées ; litsée, citronnelle, écorce de cannelle. Irritants cutanés : dilution faible indispensable.
Phénols thymol, carvacrol, eugénol Familles puissantes ; origan, thym à thymol, girofle. Dermocaustiques et agressives à forte dose : grande prudence.
Cétones camphre, thuyone, verbénone, menthone Sauge officinale, hysope, romarin à camphre, menthe poivrée. Neurotoxiques à dose : à éviter en cas d’épilepsie, chez l’enfant et enceinte.
Oxydes 1,8-cinéole (eucalyptol) Notes fraîches « respiratoires » ; eucalyptus, ravintsara, niaouli. Prudence chez l’asthmatique et le jeune enfant.
Coumarines / furocoumarines bergaptène (5-MOP) Agrumes pressés à froid (bergamote, citron, lime). Photosensibilisantes : pas de soleil après application cutanée.

Repères généraux, à titre éducatif — ils ne remplacent pas l'évaluation au cas par cas. Les détails de sécurité sont développés, profil par profil, sur le guide sécurité (cétones et épilepsie, 1,8-cinéole et asthme, agrumes et soleil).

Comment lire une fiche d'huile essentielle

Sur Aromarium, chaque fiche est construite dans le même ordre :

  • Identité : nom commun, nom latin, chémotype et partie distillée (ISO 4720).
  • Profil olfactif et molécules principales : pour reconnaître l'huile et comprendre sa famille dominante.
  • Propriétés réputées, chacune assortie d'un niveau de preuve (A à D) — un repère honnête sur la solidité de l'information, jamais un argument marketing.
  • Repères de sécurité : statuts par profil (grossesse, allaitement, bébé, enfant, épilepsie, asthme, hypertension, chat, chien), photosensibilité et dermocausticité éventuelles.
  • Conservation et DLUO indicative.

Le savoir général est ici, en accès libre. Le pour-vous — dilution exacte, synergies, statut de sécurité calculé pour votre situation — vit dans l'application.

La sécurité avant l'usage

Une huile « réputée apaisante » ne dispense jamais de vérifier qu'elle convient à votre situation : la sécurité prime toujours sur l'usage. Quatre réflexes valent pour presque toutes les huiles essentielles :

  • Jamais pure, jamais avalée sans avis : on dilue dans une huile végétale ; pas d'automédication par voie orale.
  • Jamais sur les muqueuses (yeux, nez, oreilles, zones intimes).
  • Profils sensibles = avis professionnel : grossesse, allaitement, bébés et enfants, personnes âgées, épilepsie, asthme, traitement en cours, animaux.
  • Agrumes pressés à froid = pas de soleil après application cutanée.

Ce ne sont que les grands principes. Le détail, profil par profil et sources à l'appui, est rassemblé — et toujours gratuit — sur le guide sécurité par profil.

De la fiche à l'usage

Comprendre une huile, c'est aussi savoir comment l'employer. Sur la peau, elle se dilue dans une huile végétale support ; pour trouver la bonne proportion, voyez le calculateur de dilution. Pour des repères d'usage bien-être (détente, sommeil, ambiance…), parcourez nos usages. Et si l'huile essentielle vous semble trop puissante, les hydrolats en sont la version douce.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une huile essentielle ?

Une huile essentielle est l’extrait aromatique concentré d’une plante, obtenu par distillation à la vapeur d’eau (ou par expression à froid pour les zestes d’agrumes). Très riche en molécules actives, elle est puissante : on l’identifie par son espèce botanique et son chémotype, et on ne l’emploie quasiment jamais pure.

Une huile essentielle, est-ce dangereux ?

Ce sont des substances actives puissantes. Bien employées, dans un cadre de bien-être, elles se manient sans danger ; mal employées (ingestion, application pure, mauvais profil), elles peuvent être nocives. La sécurité dépend de l’huile, de la voie, de la dose et surtout de la personne ou de l’animal exposé.

Pourquoi deux huiles du même nom peuvent-elles être différentes ?

Parce qu’un nom commun (« eucalyptus », « thym », « romarin ») recouvre plusieurs espèces et chémotypes aux compositions — et aux profils de sécurité — distincts. C’est pourquoi chaque fiche fixe le nom latin, la partie distillée et le chémotype selon la nomenclature ISO 4720.

Faut-il toujours diluer une huile essentielle ?

Sur la peau, oui dans la quasi-totalité des cas : on dilue l’huile essentielle dans une huile végétale, qui sert de support. La proportion dépend de l’huile, de la zone et de la personne — elle est calculée dans l’application Aromarium, jamais devinée.

Quelle huile pour VOUS ?

Ce site donne le savoir général et sourcé. Dans l'application Aromarium, le statut de chaque huile est calculé pour VOTRE profil (grossesse, enfant, animaux, pathologies) et VOS flacons — et la sécurité reste gratuite.

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